A la tienne Etienne !

Le vin, qui me contredira, c’est de la convivialité liquide, de l’amitié en bouteille, de la pommade veloutée capable de soulager les égratignures que la vie impose à l’âme. Alors nous, ce produit, il nous correspond. Car si nous prétendons être des cyclistes d’expérience, notre monde de cyclos se vit aussi, nous l’avons déjà dit, une fois les deux pieds par terre.

Il y a donc longtemps que nous avons entériné le fait que, si nous sommes géographiquement assez éloignés les uns des autres pour ne pouvoir nous rencontrer plus d’une fois par trimestre, le vin, produit festif par excellence, peut être une sorte de lien pour unir dans l’esprit des sixcentcinquantistes en mal de partage.

C’est pourquoi nous avons lancé la cuvée « Confrérie des 650 ». Mitonnée par un vigneron du Gers, Denis Capmartin, avec qui nous travaillons depuis les débuts de l’affaire. Il s’agit d’un rouge Madiran de très belle facture puisqu’il s’inscrit sans peine dans le classement des meilleurs concours.

Sur les qualités œnologiques du précieux breuvage, je ne m’étendrai pas. C’est là une affaire de spécialistes et je n’en suis pas un. S’il a des notes de fleurs rouges ou blanches, un nez poivré ou une grande longueur en bouche ? « Je n’en ai aucune idée ! » Et après tout est-ce important ? Ce qui est sûr c’est que c’est du bon ! Il offre sans peine aux confrères la possibilité de mettre sur leur table en accueillant des amis, un peu de leur association et de sa façon d’envisager la vie. Quant au slogan : « à consommer avec modération », faudrait pas, encore une fois, que les autorités nous prennent pour des billes, on peut boire un petit coup sans devenir des ivrognes.

Les adhérents à jour de cotisation trouveront leur bon de commande dans le n° 40 de leur revue.

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Au café

MondeHier dimanche, comme souvent, je profite de la fraîcheur matinale pour un café/journal en terrasse. Dans les suppléments « magazine » (du journal, pas du café), le Monde propose huit pages « vélos ». Au pluriel parce qu’il s’agit surtout de présenter les « nouvelles tribus » du cyclisme actuel. Donc surtout destiné à un public béotien, mais c’est un bon indicateur des perceptions répandues (chez les lecteurs).

Un des articles offre ce titre : « le vélo, c’est un sport de dinosaures en train de devenir tendance… », ça résume assez bien l’esprit des huit pages. « Dinosaures » c’est parce qu’au Monde on est trop bien élevé pour utiliser des termes comme pue-la-sueur ou prolo, mais l’idée générale c’est bien celle d’une certaine « gentrification » qui rend la machine enfin fréquentable.  L’effort d’accord, mais avec un minimum de style.

L’autre idée, c’est celle d’un éclatement des deux anciens groupes assez homogènes (les sportifs et les cyclo-touristes) en multiples tribus avec des pratiques et des styles différents. Illustration par une série d’articles courts inspirés du jeu des sept familles : dans la famille vélo, je voudrais… Il y a donc le « papa lycra » (les sportifs traditionnels), le neveu coursier (un jeune messager urbain en « fixie »), la maman catho (sur vélo hollandais), le frère boulot (une catégorie qui monte), la sœur bobo (les légumes bio sur son porteur), et … le papy touriste, celui qui bichonne son engin traditionnel pour chevaucher crinière blanche au vent, mais qui commence à s’intéresser au VAE, âge et kilos obligent.

Ce qui transparait dans toutes ces pages, c’est l’importance prise par le mode de consommation. Tu es visible en fonction du style affiché, c’est à dire des produits qui composent ton personnage. Et ceci quel que soit ton statut réel. Ce qui me fait aussi penser que pour exister, nous ne devons pas raisonner selon ce que nous rejetons (les couraillons, le produit jetable), mais bien plus par les valeurs positives que nous pouvons représenter : le durable, le voyage lent, le savoir-faire artisanal, l’associatif constructif, etc.

En exergue d’un des articles, cette citation de Michel Audiard : « Les gens qui n’aiment pas le vélo nous ennuient, même quand ils n’en parlent pas »

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Sur le casque

Notre numéro 40 va bientôt débarquer dans la boite aux lettres des adhérents, et il contient notamment un article sur une énorme étude comparative réalisée au Canada sur les effets du port du casque durant plusieurs années. L’article détaille en français les conclusions de l’étude (en anglais elle), et pour ceux qui voudraient se reporter au document original, nous le mettons en libre accès, en cliquant sur ce lien : etude_casque .

La seule contrainte pour cette diffusion, c’est de citer les références du document original, ce que je fais : Teschke K, Koehoorn M, Shen H,et al.Bicycling injury hospitalisation rates in Canadian jurisdictions: analyses examining associations with helmet legislation and mode share.BMJOpen 2015;5:e008052.doi:10.1136

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Et l’on se soucie d’apparences

clique-650bIls sont élégants nos sixcentcinquantistes, là n’est pas la question. Mais les smokings blancs et les robes du soir Christian Dior qui fleurissent lors des soirées de nos rassemblements, c’est très bien mais un peu disparate. Alors, pour que tous nous puissions « cocooner » au chaud de notre association, en affichant pour nous et pour les autres une unité bienveillante, tout en conservant le haut niveau vestimentaire décrit ci-dessus, le comité directeur s’est une nouvelle fois torturé le ciboulot.

Il propose aujourd’hui à ses nobles ouailles le polo officiel « Confrérie des 650 » qui prouvera aux foules dans l’ignorance leur qualité d’élus du diamètre béni.

D’un vert forêt du meilleur aloi, qui conviendra à toutes les générations, de coupe homme ou dame et d’une qualité optimum rendue nécessaire par l’objectif visé, il est frappé du nouveau logo de votre Confrérie, brodé côté cœur.

Désormais les ladies sixcencinquantistes pourront être élégantes, mais en affichant, en sus, leur modernité de cycliste et de femme d’aujourd’hui. Quant à leurs maris, ils feront, au simple coup d’œil, la promotion de leur matériel chéri. Au final, un vêtement qui ira bien pour tout, y compris pour s’accorder, au soir des randonnées, avec la pinte de bière belge offerte par le copain ou avec le champagne qui, lors de nos rendez-vous, trouve toujours une occasion pour se proposer. La classe quoi !

Le bon de commande et les détails matériels seront avec la revue n°40

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Sous presse…

couv40La revue numéro 40 est sous presse, et nous comptons bien la délivrer aux adhérents avant la fin juin. Et ce numéro-ci vaudra son pesant de nouveauté, puisque c’est l’ami Christophe, spécialiste de la PAO, qui nous mitonne une toute nouvelle maquette, nette, aérée, classique. Assez « classe » pour tout dire.

Le sommaire fait la part belle à notre récente Assemblée Générale de Belfort, mais comme toujours nous vous livrerons un bouquet ou se mêlent voyages, humeurs, technique.

Bien sûr, nous attendons vos réactions sur cette avancée de notre revue.

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The times they are a changin’

« Y » en a qui ne croient pas au changement climatique ! Ben si ! Deux arguments tangibles viennent étayer mon propos et prouver que sont derrière nous les temps des bonheurs calmes. Le premier est d’ordre climatique. Dorénavant et à chaque fois que les éléments nous concoctent un orage, le malheureux terroir glissé par hasard en-dessous en prend plein la tronche d’immenses volumes de flotte boueux et furieux qui déracinent salles à manger et commodes des sinistrés hagards qui regardent passer les tiroirs.

Le second argument est d’essence technique, témoin de la réaction d’une part des humains. Non pas que ceux-ci considèrent que nos comportements généraux sont coupables, mais que si changement climatique il y a, il y a sûrement moyen d’en tirer des sous. Alors, depuis une ou deux décennies, le passant voir apparaître d’étranges véhicules mutants censés, tels l’EID* pour les moustiques de la Grande Motte, permettre un tant soit peu de lutter indirectement contre les terribles événements. Ces « choses sont munies de deux roues, une devant et une derrière, avec entre les deux des tubes en courbes improbables, des disques façon 33 tours et des énormes ressorts à boudins.

Certes, je suis écolo, mais ces « trucs » bizarres ne me concernent pas, moi ce que j’aime c’est le vélo.

Patrick

* Entente Interdépartementale de Démoustication.

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Et si on parlait de plaisirs de bouche…

Pour ceusses qui se promènent avec les sacoches le long du canal latéral à la Garonne entre Tonneins 47 et Golfech 82 (un secteur bien connu de Dédé du 47) et qui voudraient grailler du bon, de l’authentique, du sympa, sans trop s’éloigner des berges du canal, le confrère 1224 vous souffle 3 adresses, en bordure du canal ou très proche.

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Noble cycles

noble650bUn artisan dont nous n’avions pas encore entendu parler : Noble Cycles en Belgique, qui s’y j’en crois son site est en train de s’installer dans de nouveaux locaux. Les machines sont construites par Nicolas Noblet, artisan à Arlon. Nous n’en savons pas plus, mais la photo prise sur son site montre une randonneuse 650b qui a l’air d’assez belle venue, donc affaire à suivre.

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40 ans après…

Au départ de la randonnée, à Mauvezin

Au départ de la randonnée, à Mauvezin

Le 23 mai 1976, bingo, le grand truc, le S.U.Agen bat en finale le grand Béziers, l’A.S.B. de Raoul Barrière et de Cantoni. Il s’agit de rugby.c.., ignares que vous êtes ! Je l’ai senti, quand Riton est rentré, il nous a remis dans le bon sens… Et PAN à quelques secondes de la fin du match, par un drop du gauche, il nous offre la prolongation. Je le savais, Riton c’est mon idole de classe et des prés d’Armandie, il est rentré pour gagner, cornaquer ses avants, sans trouille. Et moi qui avait offert à Françoise cette fête des contrastes du jeu et des couleurs, dans ce Parc des Princes prestigieux (bon je l’avoue j’avais bien une idée derrière la tronche) : imaginez l’ HENORMISSIME 3 ème mi-temps, elle a duré 3 mois, trois mois d’allégresse, de chants, de rencontres, de partages…

bugloseEt nous deux l’avons prolongé jusqu’à ce voyage itinérant comme un pèlerinage. Lundi 23 mai 2016, nous enfourchons nos randonneuses, les sacoches bien arrimées, les ponchos à portée, et en route. Nous allons voir les frangines à Françoise, et réveiller les souvenirs de cette période bénie du côté de Levallois. 6 étapes, 600 bornes à travers les collines de Gascogne, le plateau de Lannemezan, le piémont Bigourdan, les émanations de Lacq le long du gave de Pau, entre Chalosse et Landes, des coups de cul à plus de 15% (aïe aïe aïe Françoise) pour une surprenante découverte du côté de Buglose au pays de Saint Vincent de Paul : un camp de travail construit pour « recevoir les prisonniers coloniaux » en 1940 et en 1944 pour « héberger » les allemands prisonniers à leur tour. Ce n’est qu’en 2009, lorsque la tempête Klaus a saccagé la forêt landaise qu’est réapparu ce qu’il reste du camp « Arbeitstalag Buglose ». Aujourd’hui il est ouvert à la mémoire collective. Dimanche 29, pour le retour sur nos terres, nous avons été accueilli par une belle rincée. Les ponchos aux anges, ils piaffaient… Et nous alors ! Hé bé voilà c’est fait.

André MARTY

PS : la dite victoire du S.U.A. valut au vébmasteur, lycéen lot-et-garonnais à l’époque, un jour de congé préfectoral…

Le retour au bercail

Le retour au bercail

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Concours de machines, le retour !

Les amoureux de la randonneuse connaissent évidemment les « concours de machines » qui avant-guerre et juste après permirent de faire émerger la randonneuse à la française telle que nous la connaissons dans sa forme actuelle.

concours-machC’est en considérant l’énorme apport de ces épreuves au progrès de la bicyclette de randonnée que le magazine 200, Victoire cycles et les organisateurs de « Les Copains d’Ambert » ont décidé de relancer une telle rencontre.

 

Du 1er au 3 juillet 2016, à Ambert, les artisans du cycle sont invités à présenter une machine qui répondra au mieux à un exigeant cahier des charges destiné à mettre en évidence la polyvalence et les performances.

Nous avons pu regarder le cahier des charges en question, et sans rentrer dans tous les détails, nous avons constaté qu’à côté de la capacité à couvrir un parcours varié de 250 km à bonne cadence en transportant des bagages, une série de pénalités / bonifications vont mesurer la résistance de la machine et de ses accessoires, sans oublier un inévitable jugement sur la réalisation et les pièces spécifiques. Le jury étant composé de quelques « pointures » du milieu.

Sont déjà sur les rangs Berthoud, Cattin, Vagabonde, Cyfac, Caminade, Victoire, liste non limitative.

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