Tous à la Croix du Mazet

Bulletin d’inscription à télécharger

Inscription et renseignements: auprès de Loïc au 07 86 64 91 36

Il y a 25 ans, le ver était dans le fruit sixcentcinquentiste. Le clou, rouillé, perçait le dernier survivant de la dernière série des « Bib 32 Michelin ». Deux ou trois ans encore nous allions encore obtenir quelques centaines de pneumatiques, « Axial raid » puis, comme une aumône lâchée dans la main des pauvres, l’ultime effort des Montferrandais : la dernière série : le « megamium ». Mais ces dernières enveloppes depuis l’Axial obtenues au prix de pleurs déchirants issus de nos gorges suppliantes, à genoux et les paumes levées vers le ciel. Et puis rideau ! Il fallut compter sur les « Schwalbe HS 159 », sur lesquels nous ne crachions pas, mais qui, lourds et durs, ne pouvaient rendre le service des pneus que nous utilisions auparavant (chinois… oui, bof!).
Ensuite, après quelques années pendant lesquelles, tels des don Quichotte cyclistes, chevaliers errants, les sixcentcinquantistes s’en remettaient au hasard et à la providence cycliste, la Confrérie des 650 saisissait l’étendard de la résistance et se mettait à produire les matériels, randonneuses, pneus et jantes (dans l’attente de réalisation d’autres projets qui, eux aussi, devraient faire pendre des langues) dont ses membres avaient besoin.
Oublierons-nous de citer ici Henri Bosc ? Certainement pas ! Car, si nous nous montrons redondants voire casse-burette en revenant très souvent sur le rôle essentiel que notre président d’honneur actuel a joué dans la survie de notre diamètre, nous serions bien ingrats de ne pas lui rendre assez hommage, à lui qui essuya pendant des décennies les quolibets et les moqueries des couraillons à gros bides. D’autant que 25 ans plus tard, le 650 B apparaît à la gent cycliste comme le nec ultra sous le pseudonyme yankee 27 ’’5. Dans le milieu vététiste certes, mais avec exactement les arguments que notre Henri et nous-mêmes utilisions et utilisons encore lorsque nous présentons nos randonneuses : le « melting-pot » idéal : rendement-solidité-confort.
Tout ça pour vous dire, camarades confrères sixcencinquantistes, que 25 ans après sa création la Confrérie des 650 s’est imposée, que les non convaincus tendent l’esgourde au cœur des discussions des « vrais » cyclos, comme l’association cycliste qui, par le biais de la technique entend proposer au cyclo-touriste un lien particulièrement dense et soudé autour d’une pratique bien comprise. Au-delà même, puisque pour l’association la bicyclette est aussi par sa conception une machine qui se doit de porter le combat pour l’avenir, son combat s’affirme, et ne s’en cache pas, clairement politique.
Alors, le 27 septembre prochain, vous autres confrères motivés, croyants fervents aux valeurs du 584 qui processionnez en tous sens la France et la planète sur les pneus que votre association chérie fabrique, depuis déjà quelques années, avec votre aide et pour vous, répondez en masse à l’appel de Loïc.
Le responsable pneumatiques au sein du comité directeur a conçu la superbe idée de reculer notre traditionnel VSD de deux semaines et de l’organiser au col de la Croix du Mazet pour célébrer avec ferveur, recueillement et peut-être bulles champenoises le 25ème anniversaire du premier rendez-vous en ce même lieu.
Une priorité dès lors : décommander le repas chez la belle-mère, les courses chez Carrefour avec la patronne, la sortie bouche-trou avec les couraillons-facteurs du club, et tous à la Croix du Mazet. Fêter en bonne compagnie la formidable aventure confrériale. Une entorse à la vie de couple ? Oui ! Mais commémorer la trajectoire gagnante d’un quart de siècle de résistance à la pression imbécile d’un monde cycliste vicié cela vaut bien un savon de maman en rentrant…
Patrick

Publié dans agenda, vendredi-samedi-dimanche | Commentaires fermés sur Tous à la Croix du Mazet

Occasion « saint-martin » 53cm / 1400€

Une randonneuse « Saint-Martin » d’occasion, taille 53 cm x 53 cm en tubes Reynolds 631. Triple 44/34/24 et cassette Shimano 9v de 13 à 28.

Avec les surbaissées avant/arrière et les sacoches (avant, arrière et guidon) et la selle Idéale cuir, pour 1.400 €

Contact Christian : 07 70 41 06 05

Publié dans artisan, occasions | Commentaires fermés sur Occasion « saint-martin » 53cm / 1400€

Aubrac…dans l’arrière-pays niçois

La plus récente randonneuse est partie pour l’arrière-pays niçois, décorée d’une jolie teinte qui évoque d’assez près la Bianchi. Ho ! Niçois qui mal y pense…

Publié dans non classé | Commentaires fermés sur Aubrac…dans l’arrière-pays niçois

Evolution 3 d’occasion : 600€

Une évolution 3 de 2005, en bon état est proposée par Thierry pour 600€. C’est une taille 52 cm.

Contact : « Lopes Thierry » harrigorri12(Replace this parenthesis with the @ sign)gmail.com;

Publié dans non classé | Commentaires fermés sur Evolution 3 d’occasion : 600€

11 novembre : mobilisez-vous !

Attention, un rectificatif, le téléphone de Louis c’est 06 30 98 61 26 (erreur sur le document). Et si les confrères roulent bien le samedi, dimanche et lundi, les nuits de gîte sont prévues pour le vendredi 8, le samedi 9 et le dimanche 10 novembre.

Sous ce titre quelque peu paradoxal, je relaie l’appel de notre organisateur Louis LEVREL (« monsieur Louis » dans les milieux cyclotouristes bien informés). Il met en place un hébergement de qualité, mais il faut recueillir impérativement 16 participants avant le 21 septembre.

Je place donc en accès sa proposition détaillée pour la commune de Saint-Martin de la Place (8 kilomètres de Saumur) pour une demie-pension à 64 € (chambre double, petit déjeuner, diner).

Publié dans non classé | Commentaires fermés sur 11 novembre : mobilisez-vous !

Chavannay : le bulletin…

Il est sorti le bulletin d’inscription pour le VSD de Chavannay. Il suffit de suivre le lien pour le trouver. Et le numéro de téléphone est maintenant corrigé !

Publié dans vendredi-samedi-dimanche | Commentaires fermés sur Chavannay : le bulletin…

La belle rouge

Juste avant la belle bleue présentée ci-dessous, il y avait la belle rouge, toujours avec l’option Velogical mais la selle standard. Elle est déjà sur la route…

Publié dans randonneuse | Commentaires fermés sur La belle rouge

Une récente « Aubrac »…

Les randonneuses « Aubrac » continuent à sortir de l’atelier pour la route. Celle-ci a les options Vélogical (l’éclairage) et selle Idéale.

Publié dans randonneuse | Commentaires fermés sur Une récente « Aubrac »…

La Confrérie à Cognac

Comme chaque année, la Confrérie des 650 a monté son stand à la Semaine Fédérale de la FFCT. Pas de randonneuses cette fois-ci (les plus récentes sont sur la route), mais comme à chaque fois livraisons de pneus et de revues, et discutage de coup.

Pour illustrer, une photo du stand, les conditions d’éclairement ne sont pas idéale, c’est la moins floue du lot. Vous noterez que j’incrimine l’éclairage, j’en connais qui auraient immédiatement fait le rapprochement avec le lieu de la SF…

Publié dans voyages | Commentaires fermés sur La Confrérie à Cognac

Argent, bétise et publicité, les 3 mamelles du Tour de France

Le Tour de France 2019 est parti. Et le Tour, tous les « fouille m… » de la presse écrite et surtout ceux de la télévision vous le diront : « c’est la plus grande fête sportive et populaire de France. »

Mea culpa ! Moi, grand amateur de vélo devant l’éternel, j’adore quand je ne pédale pas regarder pédaler les autres. C’est un plaisir qui, vu de son canapé, ne coûte pas cher.

Et pourtant au premier jour de la grande boucle, je fus soudain interpellé par une image télévisée aérienne furtive. Une vision même pas surprenante. Une de celle qui aurait pu glisser sur ma couenne de fana comme d’autres l’ont fait depuis des décennies. Peut-être faut-il noter ici que les années ont filées sur ma carcasse de cuir vieillissant et que ma conscience, avec elles, a pris de la bouteille et de la maturité, rare avantage de l’âge.

Enregistrée par un drone ou, je n’ose l’imaginer, par un hélicoptère, l’image montrait, posés au sol pas moins de… cinq hélicoptères. Si l’on admet que l’origine du cliché provenait également de l’un de ce type d’aéronef, cela fait six « tartanasses », comme les appelait un vieil artisan rigolo de chez moi, qui étaient affectés à la couverture aérienne de la course.

J’ai beau aimer le vélo, j’aime beaucoup plus mes petits-fils. C’est pourquoi je me sens mordicus une âme d’écolo car je veux garder l’espoir de leur conserver une planète un minimum vivable.

Alors à savoir, qu’un hélicoptère, comme les kilomètres, ça use, ça use… pas les souliers comme dans la comptine, mais du kérozène. Alors vous pensez : six ! Pas né de ce matin, je supputais, sur le côté obscur de la fête à blaireau, le pouvoir de nuisance de cette foire aux couillons. Mais là, sous l’impact de cette image, allez savoir pourquoi ? Ma calculette perso, approximative certes mais tout de même assez précise pour imaginer, a additionner les tonnes de Co², et selon les enseignements du Christ « crût et multiplié ».

Bilan à vue de nez : six hélicoptères, quelques deux à trois cents voitures pour la caravane, autant pour les autos et autocars des équipes de coureurs. Sans compter les motos, et autres suiveurs plus ou moins officiels. Le tout sur la route pendant trois semaines. Ajoutons pour finir, les reconnaissances des organisateurs, des coureurs et vous aurez, comme je l’ai eu, une idée de l’impact carbone d’un événement dont la « guess star » reste une machine dont l’essence est de déplacer son utilisateur sans énergie annexe. Vous avez dit paradoxe ?

Une fois encore ne marchons-nous pas sur la tête ? Alors, depuis trois jours à l’heure où j’écris, je m’interroge. Pour soutenir la cause des animaux, bien peu respectés dans leur droit à vivre tranquille et à ne pas être simplement considérés comme des êtres inférieurs seulement dignes d’être « bouffés » je suis devenu végétarien. Conscient que le pouvoir change les hommes et qu’aucun n’est assez fort et intègre pour se concentrer sur le vrai développement social, source du bonheur des hommes plutôt que de viser la carrière et les monceaux de pépettes, je sens de longue date grimper en moi les nuées libertaires. Enfin, face au changement climatique qui, parce que la plupart de mes concitoyens se foutent du phénomène et par là de l’avenir d’une progéniture qu’ils prétendent aimer, pourrira sans doute la vie de mes « titous » à moi, je suis puissamment écolo. Suite à la terrifiante image décrite plus haut, une nouvelle question est alors venue allonger la liste de celles longues, très longues déjà qui hantent mes réflexions. Comte tenu de mes comportements sus-nommés, n’y a-t-il pas une contradiction flagrante à suivre les retransmissions du Tour de France. « Si tu te prives de cela, me répond ma compagne, tu seras le seul puni. Ton sacrifice ne stoppera pas l’énorme impact carbone d’une espèce de kermesse mondiale qui, comme le 14 juillet en France ou la Saint-Sylvestre partout sur la planète, coûte, entre autres, en pétards colorés des sommes colossales au contribuable. Sommes qui seraient bien mieux employées ailleurs, mais que les municipalités continueront à dépenser dans ce cadre, même si tu n’y assistes pas, pour contenter un peuple qui, comme les Romains, reste tranquille socialement tant qu’il dispose de pain et de jeux. » C’est pas faux ! Le fait d’ignorer la vie politique, n’empêche pas les politicards de mes fesses de se bourrer les poches de biftons et de se la jouer sauveurs de l’humanité. Pas plus que ne pas manger de viande et de ratatiner au max mon impact carbone n’empêche un panel d’esprits bas de plafond de monter des fermes de 1 000 vaches, d’autres de rouler en voiture longue comme des bateaux, d’illuminer la nuit de bureaux non éteints et d’enseignes lumineuses ou de partir en vacances, en avion, chez les papous.

Cela dit l’idée dans les militantismes cités plus haut n’est pas de faire la révolution tout seul, mais simplement d’exprimer son désaccord par la non participation à des usages que l’on considère coupables. Alors ? Regarder le tour, pas regarder le tour ? Réflexion faite, s’il existe des tabacologues pour se désintoxiquer du tabac, il n’existe pas encore de professionnels de la désintoxication du vélo. Il faut se démerder tout seul. D’autant que ce n’est pas du vélo que je veux me sevrer mais de la façon dont certains l’utilise et le présente. Et je me heurte à un cruel dilemme, me priver d’un plaisir énorme pour rester fidèle à mes choix éthiques, ou y faire un accroc, me gaver de vélo, les endorphines produites saupoudrées de remords ? Dans un premier temps, c’est décidé, je vais m’en aller rouler moi-même encore plus souvent les jours de retransmission. Au moins une fois sur la route, il n’y a pas de télé. Ce sera déjà le début de mon traitement contre la course au gaspillage dans le cadre du tour et de ma cure de désintox… de la télé, pas du vélo…

Patrick

Publié dans billet | Commentaires fermés sur Argent, bétise et publicité, les 3 mamelles du Tour de France