– You tube ou les nouveaux experts
Quelle avancée technique que les vidéos diffusées sur You Tube. Ces dernières permet à de véritables spécialistes de nous expliquer, à nous autres vieux croûtons et autres trous du cul qui ne comprennent pas que la véritable pratique cycliste consiste à se « destriper* » la bidoche en compétition tout-terrain ou autre, ce qu’est réellement le vélo. Ainsi, on trouve sur la toile, un gazier qui nous fait un comparatif chiadé entre le 700 C et le 650 B à tétines. Remarquez au passage qu’il n’utilise pas le normatif 27’5 et que c’est déjà ça, vu que le 650 B est un diamètre bien français et que le voir rebaptiser par des « amerlos », toujours au faîte de la resquille (voir leur président actuel), cela me faisait et ça me fait toujours des trous là où je pense.
Mais revenons à nos moutons. Le mec en question déblatère une petite demi-heure sur les avantages et les inconvénients de l’un et l’autre diamètre, roues et pneus en main, reprend mot pour mot ce que nous affirmons depuis des décennies, (pas vrai Henri ?) et qu’il finit par renvoyer les deux options absolument dos à dos. En prétextant toutefois : « …que c’est à chacun de décider en fonction de ce qu’il entend en faire ! » Ben moi je dis, d’une part, comme Coluche que « quand on en sait pas plus que ça on n’a qu’à fermer sa g….e », et que, d’autre part, à part nous prendre pour des couillons, je ne vois pas vraiment à quoi peut bien servir cet inutile bavardage. Hélas et conclusion de la présente entrée : voici une nouvelle preuve de la méchante décrépitude, faite de mode et de pseudo techniques qui s’est emparée du noble milieu du vélo.
* destriper : déchirer
– Les sardines digérées, allons déguster la galette
La tradition ancestrale de Noël ayant été respectée chez les cyclos du Sud, nous préparons déjà la dégustation de la galette des Rois. Revenons en quelques mots sur l’événement à l’origine de cette manifestation. Il semble que le jeu de tirer un roi officieux lors d’une occasion diverse, enfant, esclave ou autre, pour une seule journée, faut pas rêver non plus, remonte à l’époque romaine. Mais c’est au moyen-âge que la galette comme nous la connaissons entre dans nos traditions quand même un peu cul-cul. Citons Wikipédia : « Dans sa « Vie privée des Français», Legrand d’Aussy écrit, que, « dès 1311, pour fêter les Rois, dans une charte de Robert II de Fouilloy, évêque d’Amiens, il est question de gâteaux feuilletés. Souvent même, se payent les redevances seigneuriales avec un gâteau de ce genre. Ainsi, tous les ans, à Fontainebleau, le premier mai, les officiers de la forêt s’assemblent à un endroit appelé « la table du roi », et là, tous les officiers ou vassaux qui peuvent prendre du bois dans la forêt et y faire paître leurs troupeaux, viennent rendre hommage et payer avec ces gâteaux leurs redevances. De même, lorsque le roi fait son entrée dans leur ville, les bourgeois d’Amiens sont tenus de lui présenter un gâteau d’un setier de blé. » Connaître l’origine de cette coutume de gourmand ne va changer ni le goût du gâteau ni l’ambiance qui sera instaurée autour, mais, ma foi, une info est toujours bonne à prendre.
Toujours conscients que vous n’allez pas vous farcir des milliers de bornes pour une journée, fut-elle festive, nous comprenons que vous ne puissiez pas venir, sauf peut-être quelques voisins qui pourraient être logés chez nous. Mais nous vous tenons au courant de nos sorties locales qui pourraient vous inciter à en créer chez vous.
Pour nous, ce sera le 25 janvier. Les Rois mages que nous devons retrouver à Aumes, entre Pézenas et Montagnac, ne sont pas sûrs de leur heure d’arrivée, vu qu’ils arrivent d’Orient en train. Ils sont confiants jusqu’à la frontière, mais ensuite, avec la SNCF ils sont conscients que les horaires de départ et d’arrivée ne sont pas garantis. Nous, nous les retrouverons à vélo, au fil d’une promenade d’une soixantaine de kilomètres comme d’hab. Une dernière précision qui n’est toutefois pas d’une importance majeure : chez nous, le gâteau des Rois demeure ce que l’on appelle un Royaume (ben oui!), une couronne de brioche surmontée de fruits confits. Mais nous aurons aussi de la galette à la frangipane, nous accueillons avec plaisir les « estrangers » et il en faut pour tous les goûts.
– Les huit… veinards
Ne vous étonnez pas de voir posés trois points de suspension après le mot « huit », car s’il s’agit ici de nommer les huit heureux hommes qui moulineront la prochaine hivernale, le nombre limite annoncé des participants a fait remonter à ma tétoune le titre d’un film que j’ai, ma foi, bien aimé, mais dont le qualificatif n’aurait pas sied à ces huit copains cyclos. Réalisé par un certain Quentin Tarentino, docteur es hémoglobine, ce western un peu « space » se nomme : « Les huit salopards ». Il n’est évidemment pas question de traiter ainsi ces huit braves qui s’en iront au mois de mars braver la glace et le blizzard (sic). On peut toutefois trouver un lien entre les deux titres, celui de la présente entrée et celui du film. Car si le projet cycliste ne pouvait aboutir, pour cause de rigueur météorologique, par usure de motivation ou par manque d’hébergements, les huit preux pourraient toujours se réunir autour d’une cheminée d’hôtel pour visionner l’œuvre susnommée en serrant leurs mains gelées autour d’un mug plein de thé chaud.
Qui prétend que je dis ça parce que je suis jaloux ?
P.J.