Les productions de la Confrérie

Question de choix

Au-delà d’un certain budget, s’offrir une bicyclette devient un acte passionnel qui suppose une longue réflexion en amont. Mais si le ressenti, face à la qualité technique et à l’esthétique d’une machine avec en point de mire le plaisir à retirer des milliers de kilomètres parcourus avec elle, demeure le premier coup de cœur pour motiver un choix, il ne peut être le seul.
Le tourisme à bicyclette touche au domaine du loisir, de la rencontre et de la découverte, mais là ne se limite pas son impact sur la société.
En ce début de millénaire qui verra sans aucun doute une très profonde mutation des modes de vie, la bicyclette prend déjà la place qui lui revient de droit depuis le temps de son invention : celle de moyen de locomotion qui décuple les capacités humaines sans faire appel à aucune énergie annexe et polluante.
Alors oui, acquérir une nouvelle bicyclette, c’est faire un choix. Pas seulement un choix technique, mais aussi un choix humain. Le marché du cycle, basé sur des critères avant tout commerciaux, offre aujourd’hui tout un éventail de machines dont les seules qualités évidentes demeurent de s’adapter à des phénomènes de modes promus par la compétition et relayés par les médias.
Partant d’une vision beaucoup plus militante, la Confrérie des 650, depuis le lancement de sa première randonneuse (en août 1999), s’est tenue à l’écart de cette fuite en avant.
A partir de références historiques dont l’efficacité n’est plus à démontrer, elle défend mordicus un type de machine parfaitement adapté aux besoins de terrain et d’esprit du cycliste responsable : la randonneuse 650 B. Celle-ci offre, sans doute possible, le meilleur rapport confort-solidité-rendement, et inscrit d’office son propriétaire dans une conception cycliste épicurienne et réfléchie.
Par ailleurs, mais dans la même optique de défense d’une certaine éthique, la Confrérie des 650 reconstruit patiemment une filière technique à dimension humaine qui garantit à la fois un excellent rapport qualité-prix (en s’appuyant sur une très longue expérience), et le plaisir de ses membres ayant définitivement opté pour une certaine idée du vélo. Il est même possible de parler de véritable engagement militant, un minimum en marge, certes, mais nécessaire face à une mondialisation qui lamine les possibilités de choix de machines dans un premier temps, et, de façon beaucoup plus grave, les choix de vie en général.