Faut quand même que je vous raconte…

J’étais parti avec l’idée de me tester, chargé raisonnablement, dans le plus majestueux col des Pyrénées : le Tourmalet. Bref, rien d’extraordinaire. Sauf que, à 6 km du sommet…

Je slalome en pleine ascension, entre les moutons qui rentrent à la bergerie –l’orage grondant et menaçant–, quand, je suis obligé de dépasser un camping-car qui grimpe lui aussi !? Vous avez bien lu. C’est le seul véhicule de l’après-midi que je vais doubler (vélo compris), à 7 km/heure ! Immatriculé en Corrèze la bétaillère ! Et puis, à 1 km du sommet, VLAOUF ! Un déluge, je stoppe, je cherche mon poncho dans la sacoche… Trop tard, en 10 secondes, Nioc ! Rincé ! Au sommet (arrêt photo) je reprends mes esprits. Puis, je dévale vers La Mongie, et là, bingo, au détour du 4ème lacet, MON camping-car, si si, le même, à très petite vitesse, je freine FORT pardi, très fort. J’attends la visibilité suffisante pour doubler, ce que je fais rapidement. A La Mongie, arrêt logistique 10 mn. Je reprends la route dégoulinante (je voulais tester mes freins avec du chargement, j’ai été servi). Après les paravalanches, à la sortie de la station… Encore LUI. Re freinage serré, de 45 km, je tombe à 12 km/h comme plus haut. Je le passe. Bon ça y est, Ouf ! Il avait vraiment un comportement et un bruit bizarre ce véhicule. Allez, c’est bon maintenant, prudence quand même, il pleut… Tout d’un coup, en pleine ligne droite, de la montage se détache un gros bloc de pierre, genre menhir, qui vient atterrir devant ma roue, talonné de très près par… UNE VACHE ! Et puis quoi encore ? La catastrophe évitée, (OUF ! quelle peur), je me suis dit : là, stop, halte aux gags ! Bien le bonjour aux Mounaques de Campan, je rentre et je bâche.

Dédé

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