Descendre de vélo…

pour se regarder pédaler !

Non, je ne roule pas vite -condition physique oblige- mais n’en suis tout de même pas rendu là. Par contre, roulant fort peu pour de nombreuses raisons valables (dont une famille, un métier et une maison en chantier) je ne m’arrête qu’une fois rendu, quelques kilomètres plus loin.

Ce matin, pour fêter les vacances, j’ai pris mon Élan et ai ajouté quelques kilomètres « pour rien » à un trajet utilitaire, afin de mettre le nez au vent (et d’approfondir des essais personnels pour enrichir le bagage technique de nos décideurs de la Confrérie).

Du coup, je me suis retrouvé à devoir sacrifier quelques minutes pour une pause sous les frondaisons, un peu à l’écart de la RN 106… J’ai donc appuyé Élan et me suis éloigné. Revenant du bois, rasséréné, je ne pus m’empêcher d’admirer ma monture que les nuages annonçant l’orage avait eu le bon goût d’illuminer quelques instants d’un rayon de soleil complice.

Mon sourire attendri céda vite la place à un « Ben ? » aussi étonné que tonitruant et certainement teinté d’une pointe de l’accent berrichon de mes ancêtres maternels. En effet, alors que je ne me sentais pas tout à fait à mon aise sur cette machine pourtant réglée avec soin à ma morphologie, ni ce matin, ni d’ailleurs l’autre jour avec quelques Confrères, du côté de Nasbinals, je constatais avec étonnement que mon bec de selle pointait d’une façon fort peu orthodoxe, expliquant d’un coup les sensations « bizarres » de ces derniers kilomètres.

Un coup d’œil confirma que le dispositif de serrage de la selle sur la tige avait glissé, modifiant légèrement le recul (je n’ai pas roulé assez pour le sentir) mais surtout faisant relever terriblement ma Brooks.

L’avantage d’un bon sac de guidon c’est qu’on y trouve en permanence tout le nécessaire et quelques coups de clef plus tard je reprenais la route avec un réglage certes « pifométrique » mais m’offrant, pour le retour à l’atelier, de retrouver enfin le confort de ma machine.

Moralité : qu’importent chrono et moyenne, il faut s’arrêter et ne pas hésiter à prendre le temps d’admirer sa fidèle randonneuse. C’est le meilleur moyen de procéder, avec le calme requis, à un examen visuel périodique tout à fait indispensable !

Que les routes de l’été soient douces à vos roues.

Fred

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