C’est la mondialisation qu’ils disent !

Les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Parce qu’il y a au moins trois décennies que le phénomène est amorcé. Mais les autres, vieux croûtons, tel l’auteur, ou cyclistes d’expérience déjà mûris par l’usage, se souviennent-ils de l’âge d’or du marché du cycle ? A cette époque encore proche, tout était possible au cyclo averti pour réparer, améliorer sa machine ou s’en faire construire une aux petits oignons selon ses souhaits les plus pointus. Le lambda choisissait une pièce de la marque « Machin », puis une autre de la marque « Truc », parce que plus adaptée à son besoin, enfin une troisième de la marque « Chose ». Il mixait le tout et obtenait le top du top, tout compatible et fonctionnant à merveille.

Et bien, fi de la grande époque et des entreprises familiales qui produisaient de la qualité extra et le volume juste parfait pour faire bouillir la marmite. De nos jours les « majors » du cycle ont dit « niet » ! Finis le service au client, la recherche pour améliorer le quotidien des pédaleurs et les séries multiples qui immobilisent le capital. Face au commercial de chez Pissemano, Tartagnolo ou autres, le vélociste a aujourd’hui abandonné sa position dominante qui affirmait au porte-paquet de la marque qui transmettait et faisait produire : « mes clients veulent ça ! », pour maintenant faire le dos rond et entendre le même commercial leur lancer impératif et l’index accusateur pointé : « vous avez ça et vous n’aurez rien d’autre ! ». De plus, en sus de la réduction drastique des matériels disponibles, chacune des marques se concoctent des systèmes qui, faute de vrais avantages techniques, conservent jalousement leur spécificité et refusent catégoriquement et pour d’évidentes raisons protectionnistes de s’accorder avec ceux des copains.

Bref, poursuivre de nos jours dans la voie du bon rapport qualité – prix en refusant le clinquant ou l’inutile s’apparente à la résolution de la cadrature du cercle.

Pourquoi ici une telle chronique ? Seulement pour expliquer, mais sans nous plaindre, que pour tenir le pari « Aubrac » de la Confrérie : c’est pas de la tarte.

Patrick

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