L’agoraphobe

Qu’est-ce que vous voulez, moi la foule ça me fout la trouille ! A cause de la façon et du pourquoi elle se forme puis de son comportement une fois formée.

C’était il y a quelques jours la finale du championnat d’Europe de foot. Qui a gagné ? Je m’en fous, là n’est pas la question. Mais à cette occasion, la quasi totalité de mes compatriotes ont, à grand bruit, endossé la casaque tricolore. Non que tous fussent d’un coup devenus raides amoureux de foot, mais parce que quand l’occase est offerte, peu importe le jeu, rien n’est plus important que de se montrer fidèle au clocher franchouillard. Aiguillonnés qu’ils sont en sus par les tambours-major de l’événement qui pue. Et bien moi, ça me fout les j’tons. Remplacez le prétexte sportif par une cause plus ou moins saine et vous n’êtes, je provoque c’est vrai mais j’exagère à peine, pas très éloigné d’un congrès de Nuremberg. J’ai peur !

Pourquoi cette chronique sur le site de nous autres, paisibles cyclo-touristes ? Parce que le foot terminé place au Tour de France. Et pour peu qu’un coureur français frétille de la pédale, ce sera le vélo qui remotivera la cohorte. Comptez d’ailleurs dans ce cas sur les instances pour faire monter la Chantilly sur le kouglof aux Champs-Elysées.

Alors, le sport un danger ? Faut pas dire ça mon brave, mais le fanatisme, d’autant plus quand il est chauvin, oui.

Patrick

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