L’art et la manière… de pédaler

Le cyclo débutant pourrait s’imaginer qu’il suffit d’enfourcher une bicyclette pour devenir cycliste. Ben non ! Pas plus qu’il ne suffit d’acheter une Mobalpa pour devenir cuisinier. Il faut acquérir les bases. Comme pour jouer au rugby. Je ne parle pas du football qui, avec son ballon rond, n’est qu’un jeu de cour pour amuser les gosses*.

Ainsi, ce jour, sur la route, je fus dépassé par un jeune lascar qui, face au vent, mettait toute sa force à me prouver qu’il était plus puissant que moi. Il n’eut pas de peine à atteindre son but, parce qu’a trente cinq ans d’intervalle son projet et le mien se trouvaient passablement différents : furieusement sportif pour lui, philosophiquement cool pour moi.

Seulement lui, visiblement tendre dans la pratique du vélo, il pédalait avec les oreilles. Le style, mon brave, ce n’est pas du nougat. Ça te hisse un pédaleur qui, sans lui, serait resté un pet grolleux du vélo, dans le cercle des aristocrates qui regardent méprisants, du haut de l’Olympe cycliste sous la protection des mannes de Maître Jacques, les foules vélocipédiques se tortiller sur des engins à deux roues. Grimper comme un avion, rouler comme une locomotive c’est bien, mais si tu pédales en facteur ou le bide sur la potence, ça te fout la finalité par terre.

Patrick

* plaisanterie charmante d’un amateur de ballon pointu… ne sautez pas au plafond !!!

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